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Comment fonctionnent les fonds climat ?

Fond climat - Image par Gerd Altmann

Innovations

Comment fonctionnent les fonds climat ?

Par la rédaction

Le 14/01/2021 et modifié le 14/01/2021

Comment fonctionnent les fonds climat ?

Depuis la COP21 et la signature des Accords de Paris, la question environnementale occupe une place toujours plus importante dans les politiques d’État et dans les entreprises. En Bourse, des fonds dédiés au financement de la transition énergétique et écologique ont même été créés.

Comment fonctionnent ces fonds « climat » ?

 

Des fonds destinés à l’investissement climatique

Dans les Accords de Paris, signés en 2015, la limitation du réchauffement climatique en dessous de 2°C d’ici 2100 est l’un des engagements forts des 195 pays signataires. 

Pour y parvenir, ces États ont convenu de revoir radicalement leur politique climatique et leur modèle de production, afin de réduire significativement leurs émissions de gaz à effet de serre. Les entreprises financières, en leur qualité d’acteurs majeurs de l’économie et de la finance des États, jouent également un rôle important dans ces changements. 

Conscientes de leurs responsabilités, des sociétés de gestion ont commencé à créer des produits d’investissement qui favorisent les entreprises œuvrant dans le domaine de la transition énergétique et écologique.

Ces fonds « climat » s’intéressent uniquement aux valeurs qui affichent une très faible exposition aux énergies fossiles et mènent une politique environnementale leur permettant d’avoir une empreinte carbone très faible. 

Les start-ups et entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables et leurs applications figurent aussi parmi les cibles. Grâce à ce tri sélectif, les sociétés de gestion s’associent à des investisseurs soucieux de l’impact environnemental de leurs placements. Elles contribuent en même temps à l’affectation de l’épargne des particuliers et des institutions à l’économie « verte ».

 

Des produits labellisés et certifiés

En quelques années seulement, les placements se revendiquant « verts » et « écologiques » se sont multipliés sur les marchés financiers et même sur les plateformes de crowdfunding. Aujourd’hui, la plus grande difficulté n’est plus de trouver un de ces fonds climats, mais d’en trouver un qui respecte vraiment les préceptes d’un placement investissant dans la transition écologique

Pour aider les investisseurs, les gouvernements et les régulateurs ont créé des labels permettant d’identifier les fonds « climat » authentiques. Des étiquettes comme « Vert », « Transition énergétique » ou « Climate change » ont ainsi vu le jour. 

En France, le ministère de la Transition écologique et solidaire est allé plus loin en instaurant le label Greenfin anciennement appelé TEEC ou Transition Energétique et Ecologique pour le Climat.

Cette certification, articulée autour de trois axes majeurs, s’obtient uniquement après l’évaluation d’un organisme habilité par le Ministère :

  • Le bénéfice environnemental ou écologique des activités des entreprises intégrées au fonds doit être quantifiable et accessible au grand public.
  • Le fonds ne comporte aucune société faisant l’objet d’une enquête ou d’une controverse sur des questions de gouvernance, de destruction de l’environnement ou de problèmes sociaux.
  • Le fonds place au moins 10 % des actifs dans des entreprises œuvrant dans l’économie durable et ne contient aucune société œuvrant dans les industries fossiles et/ou nucléaires.

Fin décembre 2020, le Ministère de la Transition écologique et solidaire dénombre 55 fonds labellisés « Greenfin » en France. Leurs actifs s’élèvent à 17 milliards d’euros.

 

Des placements en actions ou en obligations

Les fonds climatiques se déclinent en plusieurs typologies. Les fonds en action représentent actuellement la majeure partie de ces placements. Ces produits incluent dans leur portefeuille des actions d’entreprises spécialisées dans des secteurs économiques « eco-friendly », comme l’agriculture bio, les bâtiments à basse consommation ou à énergie positive et l’économie circulaire. La part de ces activités est généralement supérieure à 10 % des revenus des entreprises ajoutées au portefeuille.

D’autres fonds verts comportent des « green bonds », des obligations émises par des États ou des entreprises dans le cadre de projets d’infrastructures ou d’aménagements inhérents à la transition énergétique

Les émetteurs de ces titres de dettes sont tenus à un strict respect de la transparence dans la conduite des opérations. Ainsi, chaque année, ils ont l’obligation de publier un rapport détaillant les réalisations effectives, les émissions de carbone et les montants alloués à chaque lot de travaux. 

Certaines sociétés de gestion associent les « green bonds » et les actions dans leurs fonds climat. La rentabilité de ces supports d’investissement varie. Comme tout produit financier, ils exposent les investisseurs à un risque de perte en capital, surtout s’ils sont composés essentiellement d’actions.

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