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Alerte sur les risques qui menacent l’humanité

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Alerte sur les risques qui menacent l’humanité

Par la rédaction

Le 03/03/2021 et modifié le 03/03/2021

Le Forum économique mondial, alerte sur les données climatiques et scientifiques pour identifier les grandes menaces qui pèsent sur la planète. Et ces risques sont bel et bien réels…

 

Les dérèglements climatiques provoqués par l’Homme

En 2020, les tempêtes tropicales, les inondations et les feux de forêt directement liés aux actions de l’Homme ont été particulièrement dévastateurs. L’ONG Christian Aid estime le coût des 15 plus grandes catastrophes climatiques de 2020 à plus de 140 milliards de dollars. Cette évaluation ne prend pas en compte les dégâts infligés aux biens et aux habitants des pays où l’assurance dommages n’existe pas. 

Or, sous l’effet du réchauffement climatique, le Forum économique mondial craint que ces catastrophes climatiques se renforcent en nombre et en intensité.

Certes, l’épidémie de Covid-19 a réduit de près de 8 % les émissions de CO2 dans l’atmosphère, une inflexion plus que bénéfique pour la planète, néanmoins, le groupe d’experts du Forum économique mondial s’attend à un retour à la hausse des productions de GES dès la fin de la pandémie. 

Ce cas de figure s’est déjà produit en 2008, après la fin de la grande crise financière mondiale. 

La prochaine COP26 prévue en novembre 2021 sera ainsi déterminante, le Forum espère que les plus grandes économies et les plus gros pollueurs prennent des mesures plus agressives pour respecter leurs engagements inscrits dans l’Accord de Paris.

 

L’épuisement des ressources naturelles et de la biodiversité

Le rapport évoque également l’effet destructeur des activités économiques de l’Homme sur l’environnement. On estime actuellement qu’une espèce animale ou végétale disparaît toutes les 20 minutes soit plus de 26 000 par an, rendez-vous compte ! 

L’exploitation à grande échelle des ressources naturelles, comme le gaz, le pétrole et le schiste, provoque par ailleurs des dommages majeurs sur les écosystèmes, dont certains sont difficilement réparables même à long terme.

Les contaminations par radioactivité et les trafics d’espèces sauvages sont autant de menaces évoquées par le Forum économique mondial dans son analyse. L’extraction industrielle  complètement irréfléchie provoque des pertes immenses en vie humaine, animale, végétale et en argent, sans oublier les répercussions irréversibles sur le fragile équilibre de l’écosystème terrestre et marin.

 

Des crises financières provoquées par la dette

La dette publique mondiale n’a de cesse de grimper. En 2020, sous l’effet de la pandémie mondiale, elle s’est davantage accentuée, atteignant même un niveau record selon le FMI. 

La dette représenterait au 31 décembre jusqu’à 98 % du PIB mondial, contre 84 % en 2019. 

Même si ce chiffre est meilleur que les prévisions de l’institut de Washington en juillet, lesquelles tablaient sur une dette égale à 101 % du PIB, cette dette colossale est un véritable casse-tête pour les gouvernements et les économistes du monde entier. Selon les estimations, le Covid-19 à lui seul est directement responsable d’une hausse de 24 000 milliards de dollars des dettes publiques, dont 14 000 milliards de dollars débloqués sous forme d’aides gouvernementales.

Si la capacité des États à débloquer autant de fonds en un temps record est louable, le Forum économique mondial s’inquiète des effets à moyen et long terme d’un endettement aussi élevé. Une économie criblée de dettes perd une grande partie de sa capacité à se réinventer par les investissements et les travaux en R&D. 

Elle devient également moins solvable et moins compétitive, et cela n’est pas sans conséquence sur les politiques financières et économiques adoptées par les gouvernements. Les difficultés qui s'ensuivent sont comparables à celles survenues en Grèce après la grande crise financière de 2007. 

Pourtant les crises de la dette évoquées par le Forum économique mondial seront autrement plus dévastatrices, imprévisibles et fatales pour des millions d’habitants des pays industrialisés et des pays en développement.

 

L’inégalité sociale et les crises de l’emploi

L’explosion de la bulle de la dette perturbera l’organisation économique et financière des pays les plus endettés. Les nations touchées par cet effondrement vont alors subir une succession de crises des moyens de subsistance, qui affectera en premier lieu les petites entreprises, plus vulnérables au ralentissement économique. Les moyennes et les grandes compagnies ne sont pas pour autant à l’abri.

Avec la crise sanitaire actuelle, des dizaines d’entreprises d’envergure mondiale souffrent du manque de flux de liquidités provoqué par les arrêts administratifs et les protocoles sanitaires stricts. 

Le géant allemand Lufthansa, par exemple, pourrait supprimer jusqu’à 30 000 emplois à cause de la pandémie. Emirates, de son côté, prévoit 9 000 licenciements. Cette tendance s’observe aussi dans les entreprises de distribution, du tourisme, de la restauration hôtellerie et dans le secteur automobile. 

L’impact de ces crises de l’emploi est particulièrement fort dans les pays où la protection sociale est peu présente avec à la clé des millions de personnes dans une situation de précarité plus qu’inquiétante.

 

Les troubles géopolitiques entre puissances nucléaires

L’épuisement des ressources pousse les puissances industrielles à chercher en permanence de nouvelles sources d’approvisionnement. Cette quête va opposer plusieurs nations aux intérêts et aux politiques fondamentalement différents. Ces divergences provoqueront alors des dissensions économiques, diplomatiques et même militaires

L’exemple récent de l’Irak et de la Syrie démontre les effets à court et moyen termes des luttes d’influence entre des puissances mondiales et/ou régionales sur un territoire donné.

Ces tensions ne pourront que s’accentuer selon les estimations du Forum économique mondial, à cause de la raréfaction des matières premières stratégiques

Les oppositions entre la Chine, la Russie et les États-Unis sont particulièrement surveillées par les politologues, les diplomates, les militaires et les économistes. 

La concurrence entre ces trois « superpuissances », toutes dotées de l’arme nucléaire, et de leurs alliés respectifs, déterminera l’orientation politico-économique du monde de demain.

 

Une panne informatique d’envergure mondiale

Le monde d’aujourd’hui est totalement dépendant des nouvelles technologies d’information. Tout est planifié, organisé et contrôlé par des systèmes informatiques, dont le fonctionnement dépend des réseaux de fibres optiques ou des connexions satellitaires. 

Ce modèle se retrouve dans tous les secteurs d’activité. Les centrales hydroélectriques et nucléaires sont, par exemple, contrôlées par des systèmes informatiques de pointe qui en assurent la sécurité et gèrent la répartition de la production en fonction de la demande des utilisateurs.

Dans le domaine militaire, les transmissions sécurisées, les systèmes d’armement, les vecteurs nucléaires, les armes intelligentes, les navires des garde-côtes et les radars de surveillance, entre autres, embarquent tous des composantes informatisées. il en est de même pour le monde de la finance, de la santé, de la logistique et des communications. 

Une panne géante qui affecterait les systèmes informatiques critiques représente ainsi un risque majeur pour l’humanité. 

Il suffit de voir les difficultés causées par la panne géante des services Google en décembre pour imaginer les répercussions d’une défaillance générale d’internet et des systèmes informatiques à l’avenir.

 

Les pandémies mondiales

Dans un monde globalisé, de plus en plus interconnecté et où l'on détruit les écosystèmes, la menace d’une épidémie mondiale comme le Covid-19 est plus que jamais réelle. 

Dans son étude, le Forum économique mondial voit en la crise sanitaire actuelle un modèle qui risque de se reproduire à plus grande échelle dans l’avenir. 

Cette perspective est des plus inquiétantes, sachant l’ampleur de la pandémie qui met à terre actuellement tous les pays du globe.

En un peu plus d’un an, plus de 2,5 millions de personnes sont mortes des suites du nouveau coronavirus et plus de 114 millions d’individus ont été infectés. Au-delà du bilan sanitaire, le Covid-19 a aussi paralysé toute l’économie mondiale et creusé les inégalités entre les pays pauvres et riches et c’est notamment le cas en matière de vaccination. Une autre pandémie du même acabit, voire pire, serait ainsi un véritable danger sur tous les plans pour l’humanité. Faut-il attendre que le monde s’écroule, sans rien faire ? 

Des solutions sont encore possibles, mais nécessitent un véritable engagement des politiques et de chaque homme sur cette terre.

 

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