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Des allergies toujours plus précoce sous l’effet du réchauffement climatique

Allergie pollen pollution

Santé - Bien-Être

Des allergies toujours plus précoce sous l’effet du réchauffement climatique

Par la rédaction

Le 24/03/2021 et modifié le 24/03/2021

Quand le printemps arrive, on se remet à apprécier les rayons de soleil et les couleurs qui contrastent avec la grisaille hivernale. 

Pour les personnes allergiques au pollen, cette saison marque le début d’un calvaire, fait de nez coulant, d’yeux irrités et de gorge sèche. Comble du supplice, cette période démarre de plus en plus tôt chaque année, selon les observations de chercheurs allemands…

 

Une pollinisation plus précoce chaque année

Historiquement, la saison des pollens commence lorsque les arbres entament leur processus de pollinisation. Ce phénomène naturel débute en temps normal durant les premières semaines de mars et prend fin à l’automne. 

Les observations effectuées par des scientifiques allemands font apparaître une perturbation notable de ce calendrier depuis quelques années.

Sur la base des dates des premières floraisons entre 1987 et 2017, des chercheurs de l’université technique de Munich affirment que chaque année, les pollens sont de plus en plus en avance. 

Une précocité qui concerne en particulier les pollens d’aulnes et de noisetiers, dont l’arrivée avance de deux jours par an sur la période étudiée. Chez le bouleau et le frêne, l’avance annuelle est limitée à 0,5 jour, un chiffre en apparence insignifiant, mais qui représente pourtant 15 jours d’écart sur trois décennies.

Autre changement constaté par le Dr Annette Menzel et son équipe : la saison des allergies s’étend en longueur chaque année, sans oublier les déplacements plus marqués des pollens. Ces éco-climatologues ont relevé des pollens de bouleau autour de leurs stations d’observation, bien avant la floraison des bouleaux des environs. La présence de ces particules durant la pré-saison témoigne de l’accentuation des déplacements de pollens dans l’air.

 

Des pollens plus précoces du fait du réchauffement climatique

Les chercheurs de l’université bavaroise accusent le réchauffement climatique d’être à l’origine du début anticipé de la saison des allergies au pollen. La raison en est simple, les hausses de température dans le monde accélèrent la floraison des plantes et des arbres. 

Ce réchauffement global, attisé par les émissions de CO2 qui n’ont de cesse de croître, a pour effet de booster la production de pollens, en volume et en vitesse. 

 

Des pollens plus agressifs du fait de la pollution

Ce bouleversement paraît naturel, mais reste intrinsèquement lié aux rejets de CO2 et de polluants dans l’atmosphère.

Les chercheurs allemands notent d’ailleurs que les pollens, en plus d’être plus précoces et présents en grand nombre, subissent en permanence de profonds changements dans l’air. 

Les milliards de particules fines, surtout les PM10, s’agglutinent autour des pollens et modifient leur teneur en allergènes. Par un processus de nitration, les grains de pollen deviennent beaucoup plus nocifs pour les personnes présentant des allergies.

 

La nécessité d’un rééquilibrage à grande échelle

Les données scientifiques et épidémiologiques actuelles ne fournissent pas encore suffisamment d’indices pour relier les polluants atmosphériques à l’augmentation de la sensibilisation allergique et la hausse du rhume des foins. Néanmoins, des signaux plus ou moins importants montrent le rôle de certains polluants dans l’apparition de réactions allergiques au pollen

Par contre, les renseignements dont disposent les chercheurs sont amplement suffisants pour dire que le réchauffement climatique est un accélérateur de la production de pollens, un déséquilibre loin d’être étranger au développement de l’asthme et des manifestations allergiques

L’avancement du début de la saison des allergies n’est pas la seule conséquence de la hausse globale des températures. La liste est très longue, entre les sécheresses accrues en Afrique et dans le sous-continent indien, les catastrophes climatiques toujours plus dévastatrices, la montée du niveau de la mer… et même le ralentissement du Gulf Stream. Comparée à ces désastres, la pollinisation qui arrive de plus en plus tôt paraît dérisoire. 

Ce mal touche cependant entre 20 et 30 % de la population, une prévalence qui a le mérite d’attirer l’attention des scientifiques et des décideurs politiques. 

Espérons que cette corrélation et cette large exposition renforcent la volonté des pouvoirs publics à tenir leurs engagements climatiques.

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