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Anthropique :

Adjectif qui qualifie une action faite par l’Homme provoquant directement ou indirectement la dégradation de l’environnement. Certaines activités comme l’agriculture ayant recours aux pesticides entraînent par exemple la pollution des sols et  la modification des reliefs.

Une zone anthropisée a perdu une plus ou moins grande partie de sa naturalité, même si elle a gardé son apparence naturelle : les prairies et pâtures, les forêts, etc.

 

Anthropocène :

Situe la période au cours de laquelle les activités humaines ont commencé à créer un ensemble d’événements climatologiques et géologiques dans l’histoire de la planète.

Les empreintes laissées par l’Homme ont eu des incidences significatives sur l’écosystème. Les sols se sont dégradés et les matériaux polluants se sont accumulés face à un besoin accru de confort et de modernité.

L’époque Anthropocène signe le commencement des rejets de gaz à effet de serre, l’entassement du plastique, la découverte du béton, les pratiques agricoles intensives et chimiques, etc.

 

Audit environnemental :

Le règlement CEE n°1836/93 définit l’audit environnemental comme une évaluation approfondie et objective du management des questions environnementales dans les processus de production d’une entreprise industrielle. 

Avec l’essor de la croissance verte en France, toutes les sociétés, peu importe leur secteur d’activité, intègrent cette démarche.

Cet audit se fait conformément aux normes ISO et BS et aux règlements comme le Système de Management Environnemental et d’Audit ou SMEA (EMAS en anglais). 

Cette analyse permet aux dirigeants de contrôler la conformité et la performance des pratiques environnementales de leur entreprise. 

L’étude peut être effectuée par des salariés, dans le respect des règles de déontologie du métier, ou par une société extérieure.

 

Basse tension :

Dans sa définition large, la basse tension correspond à une alimentation électrique qui couvre une plage allant de 50 à 1000 volts en régime alternatif et 120 à 1500 volts en courant continu

En pratique, elle désigne l’alimentation fournie par les plus petites lignes électriques du réseau national ou régional. C’est le « courant final » qui est livré aux ménages, artisans et PME. 

Cette alimentation varie de 230 à 400 volts en fonction de la qualité de la ligne, de la distance du branchement par rapport au transformateur du poste HTA/BT (Moyenne tension/Basse tension) de distribution publique.

Biogaz :

Le terme générique « biogaz » désigne un gaz naturel produit à partir de matières organiques en décomposition. C’est un mélange de dioxyde de carbone (un tiers) et de méthane (deux tiers), qui peut remplacer le gaz d’origine fossile. Ce gaz peut aussi contenir des traces de soufre, d’oxygène ou d’azote.  

Le biogaz est une énergie renouvelable, relativement facile à se procurer. Sa production a lieu dans tous les endroits privés partiellement ou totalement d’aération, et où sont stockés des déchets végétaux et animaux fermentescibles. 

Le biogaz est produit notamment dans les stations d’épuration d’eaux usées et les centres de stockage de déchets équipés de méthaniseurs industriels.

 

Biomasse :

La biomasse est l’ensemble des déchets et matières organiques qui peut être transformé en énergie thermique ou électrique

Ce terme englobe tout ce qui est détritus d’origine végétale, comme les feuilles, le bois et les résidus alimentaires ainsi que les restes d’animaux morts sur le sol. 

La biomasse peut revêtir des formes diverses. Les huiles végétales et les bioalcools appartiennent par exemple à la catégorie des liquides, tandis que le biogaz comme son nom l'indique se trouve sous forme gazeuse. 

La transformation de la biomasse en énergie dépend de ces caractéristiques physiques, elle se fera donc soit par combustion, gazéification, digestion anaérobie, pyrolyse ou méthanisation.

 

Biotope :

Le biotope constitue l’un des deux piliers principaux d’un écosystème. Ce terme renvoie au milieu de vie dont la stabilité permet à des espèces animales et végétales, ainsi qu’à des micro-organismes d’y proliférer de manière homogène. 

Ce lieu est caractérisé par la qualité et la composition des cinq éléments indispensables à la vie, à savoir l’eau, le sol, la température, la lumière et l’air. 

Il existe de ce fait plusieurs biotopes en fonction des conditions géographiques, du climat, des propriétés bio-chimiques du sol, de la topographie, de la géologie et de l’hydrographie, entre autres. L’existence même de ces biotopes repose sur un équilibre plus ou moins fragile.

 

Bâtiment à énergie positive :

On dit d’un bâtiment qu’il est à énergie positive lorsqu’il produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. 

Le sigle BEPOS est communément employé pour désigner les constructions de ce genre. Le calcul de l’écart entre l’énergie consommée et celle produite prend en compte toutes les dépenses en énergie thermique ou électrique sur une année. 

L’énergie consommée lors de la construction du bien, ou pour acheminer ses constituants ne figure pas dans le calcul. 

Pour atteindre ce degré de performance énergétique, le bâtiment doit être déjà très peu énergivore, avant d’être doté d’un système de production locale. Le surplus d’énergie, qu’il soit thermique ou électrique, peut être stocké ou retourner dans le réseau de distribution.

 

CO2 :

CO2 est la formule chimique du gaz carbonique ou dioxyde de carbone. C’est un gaz inerte, incolore et non toxique à faible concentration. Le gaz carbonique provient de sources naturelles très variées, comme la photosynthèse, la décomposition d’animaux, les éruptions volcaniques et la respiration des êtres vivants. 

L’Homme produit aussi d’importantes quantités de CO2 à travers les usines, les voitures fonctionnant à l’essence ou au diesel, ces émissions entraînant une augmentation inquiétante du taux de ce gaz à effet de serre dans l’atmosphère. 

Malgré l’absorption du dioxyde de carbone par les plantes, le sol, les océans, la hausse de concentration de ce gaz est le principal contributeur à l’effet de serre et provoque des troubles respiratoires plus ou moins aigus.

 

Cellule photovoltaïque :

La cellule photovoltaïque est un composant électronique généralement bi-couche. La première, située à l’avant, est constituée de fines plaques de silicium, ou d’un autre semi-conducteur, composées d'atomes de phosphore. 

La seconde couche, non-exposée au soleil, est du silicium associé à des atomes de bore. Au contact de la lumière solaire, le semi-conducteur de la face avant libère des électrons, lesquels vont être attirés par la couche inférieure qui fait office de borne positive grâce au champ électrique entre ces deux zones. 

Une cellule isolée produit une électricité de faible puissance, d’où l’association de  nombreuses cellules dans un même panneau ou module.

 

 

Centrale marémotrice :

Une centrale marémotrice produit de l’énergie électrique à partir du marnage ou des courants de marée

Son fonctionnement repose essentiellement sur la transformation de l’énergie cinétique des marées grâce à un barrage séparant deux bassins d’eau de mer situés à des niveaux différents. 

Ce type d’infrastructure est construit dans un estuaire ou dans un bras de mer où le marnage est très fort. Un site marémoteur ne peut fonctionner correctement si le marnage est inférieur à 5 mètres et si la profondeur lors des basses mers ne dépasse pas 10 mètres. 

La France exploite une centrale de ce type dans l’estuaire de la Rance, en Bretagne.

 

Centrale solaire :

Une centrale solaire est un site de production d’électricité qui exploite l’énergie du soleil. Elle peut être thermodynamique (thermique) ou photovoltaïque. Dans le premier cas, l’installation transforme en premier lieu la lumière solaire en chaleur, avec un ensemble de réflecteurs et de concentrateurs chargés de chauffer un liquide spécial jusqu’à évaporation. Les vapeurs ainsi produites font tourner un turbo-alternateur. 

L’Espagne et les États-Unis sont les plus grands utilisateurs mondiaux d’électricité thermodynamique. 

La version photovoltaïque est constituée d’un parc de panneaux photoélectriques qui convertissent directement l’énergie du soleil en énergie électrique

Fin 2019, l’Europe produit 131,9 GW d’électricité photovoltaïque, soit plus que la production issue des centrales nucléaires.

 

Charbon :

Le charbon est un combustible solide issu de la transformation de la biomasse enfouie dans le sol au fil des périodes géologiques qui s’étalent sur plusieurs millions d’années. 

Cette roche affiche une teneur en carbone variant en fonction du temps d'enfouissement, des conditions de température et de pression. On distingue ainsi différents niveaux de qualité de charbon. 

Les centrales au charbon recherchent surtout les charbons issus de l’ère carbonifère, âgés de plus de 300 millions d’années et composés à au moins 70 % de carbone. 

L’anthracite et le charbon à coke appartiennent à cette catégorie. Les sous-bitumineux et le lignite sont deux autres types de charbon moins matures.

Bien qu’extrêmement  émetteur de GES le charbon reste derrière le pétrole la deuxième source d'énergie dans le monde. La Chine et l'inde ont compté pour plus de 60% de la consommation mondiale de Charbon en 2019.

 

Cogénération :

La cogénération consiste à générer simultanément, et sur une même installation, de l’énergie thermique et de l’énergie électrique

Une centrale en cogénération utilise généralement du combustible fossile, comme le fioul ou le gaz naturel. 

Une installation en cogénération permet d’améliorer le rendement d’une centrale, qui plafonne à 40 %. Avec cette méthode, ce taux peut atteindre 80 %. 

L’énergie électrique produite en cogénération sert souvent à la consommation du site même, le surplus étant ensuite redirigé vers le réseau public local. 

L’énergie thermique, elle, est affectée au chauffage et/ou à l’eau chaude de la centrale et des logements proches du site.

 

Combustibles Minéraux Solides (CMS) :

Combustibles Minéraux Solides (CMS)

Les combustibles minéraux solides, ou CMS dans le langage énergétique, rassemblent les produits primaires et secondaires du charbon

Ces sources d’énergie alimentent surtout les centrales électriques et les dispositifs d’alimentation des complexes sidérurgiques

Les catégories primaires des CMS regroupent le charbon à coke, le charbon vapeur et l’anthracite. Le lignite, dont l’utilisation reste marginale, en fait également partie, tout comme les substances charbonnières prélevées dans les terrils. 

Les produits secondaires rassemblent le coke de charbon - élément indissociable de la fabrication de l’acier -, ainsi que le goudron de houille et les agglomérés, ces derniers étant essentiellement utilisés dans le chauffage domestique.

 

Compensation écologique :

La compensation écologique est une obligation réglementaire instaurée et renforcée par plusieurs textes de loi, dont la Loi Biodiversité de 2016. 

Son objectif consiste à atténuer ou annuler les effets négatifs, directs ou indirects, d’un projet d’aménagement ou de construction sur les écosystèmes

La compensation se fonde sur le principe d’équivalence écologique, selon lequel toute dégradation d’un milieu naturel engendrée par un projet doit être restaurée

Les mesures compensatoires englobent différents types d’actions menées par le maître d’ouvrage, conformément à la procédure dite ERC (Éviter, Réduire, Compenser). 

Ces interventions prennent en considération l’environnement global du site et intègrent en même temps les enjeux sociaux et économiques du projet.

Diagnostic de Performance énergétique (DPE) :

Le DPE est une évaluation objective de la consommation en énergie et des émissions de gaz à effet de serre d’une maison, d’un immeuble ou d’un lot de copropriété. 

Seuls les techniciens habilités par un organisme certifié par le COFRAC peuvent réaliser cette analyse, qui fait l’objet d’un rapport détaillé et d’une notation indicative à 7 niveaux allant de A à G. 

La classe A correspond à la meilleure performance énergétique, G étant la pire note. La validité d’un DPE est de 10 ans. 

Le propriétaire a l’obligation de présenter ce document avant de louer ou de vendre son bien.

Dioxyde de carbone :

Le dioxyde de carbone, connu en chimie sous la formule CO2, est un gaz naturellement présent dans l’atmosphère. Il contribue activement à la photosynthèse, à la respiration des êtres vivants et à l’équilibre global des écosystèmes

La surabondance de cette molécule dans l’atmosphère, causée par l’Homme, constitue cependant un risque majeur pour la planète

Le CO2 en trop grande quantité entraîne notamment une augmentation des particules fines, le réchauffement climatique et la destruction de la couche d’ozone. 

La disparition des forêts, essentielles dans le traitement de l’anhydride carbonique, n’arrange en rien la situation. La réduction de ce gaz à effet de serre est actuellement une des plus grandes priorités des gouvernements du monde.

 

Débit d’étiage :

Le débit d’étiage est une expression utilisée en hydrologie pour désigner le volume d’eau minimum qui s’écoule dans une rivière, un canal ou un fleuve en période de basses eaux. Cette quantité peut être calculée sur une base journalière, hebdomadaire ou mensuelle. Dans certains cas, les hydrologues mesurent le débit d’étiage fréquentiel, qui englobe des séries mesurées sur plusieurs années. 

En France, l’indicateur QMNA5 sert de référence à la police de l’eau. Il s’agit du débit d’étiage minimum annuel, que l’on ne mesure qu’environ une fois tous les cinq ans. 

Si le niveau du cours d’eau descend ce seuil, les autorités peuvent décréter des mesures de restriction.

Décarboner l’économie ; décarbonisation :

La décarbonisation ou décarbonation est une démarche intimement liée à la transition énergétique. Une économie « décarbonisée » fait l’impasse sur les sources d’énergie fossiles, comme le gaz, le pétrole et le charbon, dans ses processus de production. 

Elle s’appuie exclusivement sur les énergies renouvelables, ce qui est impossible pour le moment. Depuis 2012, les États signataires de la CCNUCC (Convention Cadre des Nations-Unis sur les Changements Climatiques), dont la France, appliquent néanmoins une politique de décarbonisation sur plusieurs secteurs de leur économie. 

En Finance, par exemple, la mise en place des « indices bas carbone » permet aux investisseurs d’identifier les entreprises les plus respectueuses de l’environnement.

Décroissance :

Décroissance

La décroissance est un concept économique né dans les années 1980. Dans une économie de décroissance, la production de richesses ne progresse pas et peut même diminuer, de manière volontaire ou non.

Encore marginal aujourd’hui, ce concept commence à intéresser des économistes de renom et des décideurs politiques, qui n’hésitent pas à inclure certains de ces idéaux dans leur politique de développement durable.

Les partisans de la décroissance prônent la réduction des prélèvements et de la consommation de ressources naturelles des pays pauvres par les pays développés. Cette idéologie conteste la validité du PIB comme seul indice de croissance de l’économie. 

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